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Dédié à ceux qui aiment lire, aux livres de tous horizons, aux plumes de toutes inspirations, ce blog publie régulièrement quelques mots, sur ... un bouquin. Quelques livres de psycho mais aussi des romans de train, savourés pendant de longues heures passées dans le transilien, voilà ce que vous y trouverez.


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A bientot et bonne lecture. Anne-C



jeudi 24 janvier 2008

G.DE TERSSAC - L'autonomie dans le travail

L’AUTONOMIE DANS LE TRAVAIL
Gilbert de TERSSAC

Collection : PUF
Edition : Janvier 1992, 279p
ISBN : 2 13 044116 5




L’AUTEUR

DE TERSSAC est sociologue, directeur de recherche au CNRS et Docteur d’Etat. Il travaille à l’université Toulouse-Le Mirail (URA 900 du CNRS) et au Laboratoire d’Automatique et d’Analyse des Systèmes (LP 8001). Il est auteur de plusieurs ouvrages sur le travail :

- Les facteurs humains de la fiabilité dans les systèmes
- Repères pour négocier le travail posté



THEMES DE L’OUVRAGE


Chapitre 1 : Division du travail et régulations sociales
Chapitre 2 : Travail automatisé et règles formelles
Chapitre 3 : Travail invisible et obligations de productions
Chapitre 4 : Fluidité de la production et autonomie
Chapitre 5 : Maîtrise du processus et autonomie
Chapitre 6 : La construction de nouvelles règles de production
Chapitre 7 : Systèmes experts et leur influence sur la régulation dans les organisations


PROBLEMATIQUE ET HYPOTHESES

L’auteur va chercher à analyser les situations de travail, pour comprendre comment s’articulent les décisions individuelles en un ensemble de règles ainsi que leur cohérence dans le groupe.
L’auteur considère que les décisions individuelles ne sont pas indépendantes entre elles et ne sont interprétables qu’en fonction du groupe dans lequel elles évoluent.

A cela s’ajoute l’idée que dans l’entreprise, il existe plusieurs ensemble de règles : élaborées par le groupe (obligations) / par l’encadrement (imposées)

Théorie de la « Régulation conjointe »
REYNAUD
→ opposition des acteurs sociaux
→ rendre compte de la relation entre les systèmes de contraintes et les comportements des acteurs individuels
→ reconnaissance de la rationalité des acteurs
→ concessions réciproques aboutissant à un « ensemble raisonnablement cohérent »
→ caractère transitoire et local de la règle

Hypothèses
Les règles qui cohabitent sont-elles concurrentes ou complémentaires ?
1. il existe plusieurs types de règles assurant la production (écrites / non-écrites
2. les règles élaborées par les groupes distincts sont complémentaires
3. la portée sociale des règles émanant du groupe d’exécution


CONCEPTS

Tâche
Mission
Arrangement (MOREL → complicité entre la hiérarchie et le groupe d’exécution) ≠ infraction

Règles formelles : imposées, composées d’ordres

Rationalisation
Prévision
Automatisation


CONCLUSIONS

1) Il ne faut pas accréditer sans nuance les modèles d’organisation comme permettant la régulation
2) La perte d’autonomie provient du passage d’un ensemble de règles illégales mais tolérées à un ensemble de règles purement formelles dont les « blancs » sont comblés par des solutions justifiées
3) Les « systèmes experts » sont peu développés et leur influence dépend du contexte technologique → ils constituent des potentiels plus que des assistants. De manière contradictoire, ils vont conférer une plus grande autonomie (capacité à traiter des tâches) à l’acteur tout en réduisant leur marge de manœuvre.

En général :

Les contraintes du travail ne déterminent pas complètement les actions individuelles. Les opérateurs doivent ré-ajuster en permanence leur façon de travailler pour maintenir une production en fonction des fluctuations.
Les règles ne sont plus suffisantes (prescription moins sure et moins précise) et posent la question de la responsabilité de chacun. On va rechercher l’implication de l’opérateur au lieu de lui donner des instructions bien définies. Le « système indulgent » (MOREL – 1981), c’est la combinaison des ressources individuelles pour pallier les blancs laissés par les règles.
REYNAUD : l’institutionnalisation des pratiques (dans le groupe d’exécution et dans l’ensemble social). La règle non écrite est d’autant mieux acceptée par le groupe d’exécution qu’elle va être cohérente avec l’ensemble des règles imposées.
Les règles effectives déclenchent des effets économiques, si elles ont fait l’objet du compromis entre les règles formelles et non-écrites. C’est l’activité de régulation à l’origine de la rationalisation.
Cette régulation devient un enjeu : elle est exploitable pour améliorer la rentabilisation, ce qui suppose sa reconnaissance et sa légalisation. La question va alors être de « délimiter un territoire des solutions admissibles »

 
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